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Syrie : trois cadres français de Lafarge mis en examen

Syrie : trois cadres français de Lafarge mis en examen

Trois cadres du cimentier français étaient présentés à un juge vendredi, soupçonnés d’avoir financé de façon indirecte des groupes djihadistes en Syrie.

Vendredi, trois cadres de Lafarge ont été mis en examen dans l’enquête sur les activités du groupe franco-suisse en Syrie, soupçonné d’avoir indirectement financé l’organisation Etat islamique (EI) pour faire tourner sa cimenterie dans le pays en guerre. Placés ce mercredi en garde à vue, Bruno Pescheux, directeur de la cimenterie syrienne de 2008 à 2014, Frédéric Jolibois, qui avait repris la direction du site à partir de l’été 2014, et Jean-Claude Veillard, directeur surêté chez Lafarge, ont été mis en examen pour « financement d’une entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », selon une source judiciaire. Frédéric Jolibois et Claude Veillard ont été placés sous contrôle judiciaire. Quant à Bruno Pescheux, le parquet de Paris a requis son  placement en détention provisoire, et le débat devant le juge des libertés et de la détention était toujours en cours vendredi soir. Sollicité, le groupe Lafarge n’a pas souhaité faire de commentaires.Les investigations sur ce dossier hors norme se sont accélérées ces dernières semaines. Une vaste perquisition a été menée à la mi-novembre au siège du cimentier à Paris.

Lafarge est soupçonné d’avoir pactisé avec des groupes djihadistes, dont l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi – qui est derrière les attentats les plus meurtriers commis en France ces dernières années – pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014       son usine de Jalabiya (nord de la Syrie). La justice soupçonne le groupe français, qui a fusionné en 2015 avec le SuisseHolcim, d’avoir transmis de l’argent à l’EI contre l’obtention de laissez-passer pour ses employés. Il lui est aussi reproché de s’être approvisionné en pétrole auprès de l’organisation, qui avait pris le contrôle de la majorité des réserves stratégiques du pays à partir de juin 2013. Entendu une première fois début 2017 par le Service national de douane judiciaire (SNDJ), chargé des investigations, Frédéric Jolibois avait reconnu avoir acheté du pétrole à « des organisations non-gouvernementales » notamment kurdes ou islamistes,      en violation de l’embargo décrété par l’Union européenne en 2011.

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